15 septembre 2008

Mesdames les professeurs

De manière générale, j'aime moins avoir affaire à une femme lorsqu'il s'agit d'enseignement.

Bien sûr, je généralise. J'ai eu quelques professeurs féminins absolument fabuleux, qui m'ont donnés le goût de moi-même me lancer en enseignement.

Qu'on me comprenne bien: mon opinion est nullement relative à l'intelligence ou à la culture des femmes professeurs. Dans tous les domaines, lorsqu'il s'agit de facultés mentales, les femmes sont égales aux hommes.

Cependant, elles ont une fâcheuse tendance à mélanger sentiments et travail. Là est ce que je leur reproche.

Je vais décrire ici deux types d'enseignantes que j'ai subis maintes fois.

La mère: Madame le professeur traite ses étudiants comme des enfants. Son esprit maternel s'insère dans un domaine qui lui est carrément inapproprié. Elle aura tendance à parler lentement, à bourrer ses notions d'exemples de la vie courante, de schémas colorés et d'explications répétées à l'infini. Plutôt que de soulever ses étudiants à un niveau supérieur, soit le but de tout cours, elle rabaisse sa matière et son enseignement à leur niveau. Chacun de ses flots est un roi: toutes les questions de ce dernier sont pertinentes, ses réponses sont toutes bonnes sans exception(le mauvais devient bon, et le bon devient excellent) et le moindre de ses commentaires est acclamé par des rires et des simagrées. Le cours de la prof-mère sera léger et simplet: la matière sera simplifiée au maximum pour donner un coup de pouce aux étudiants (ce qui est incroyablement erroné comme raisonnement), et les examens seront rarement griffonnés de rouge. La discipline est quasi-inexistante. Le groupe mène le cours comme bon lui semble.

La marâtre: Cette enseignante vit quotidiennement la frustration de côtoyer de jolies jeunes femmes, qui lui rappellent cruellement qu'elle ne se fait plus toute jeune. Leurs destinées sont prometteuses, et la sienne est déjà bien entamée. Pour se remonter le moral, elle aura tendance à prouver sa supériorité par tous les moyens qui s'offrent à elle. Ses cours seront lourds et complexes. Les poignets auront de la difficulté à suivre le débit de son discours. Elle est cultivée, elle est intelligente, elle survole la matière à la vitesse de l'éclair, et c'est bien leur problème s'ils n'arrivent pas à comprendre. Elle se plaît à surcharger ses cours et ses travaux à remettre. Les notes qu'elle attribue seront proportionnelles à son appréciation de l'étudiant en question. Pas de pitié pour les demoiselles, qui sont beaucoup trop choyées par ses collègues masculins. Si ses belles années sont derrière elle, autant en emmener quelques uns dans sa chute.

J'ai écrit ce billet dans un cours de psychologie, aujourd'hui.

J'en avais gros.

5 commentaires:

Julien Mège a dit...

C'est que tu n'as jamais eu la chance de tomber sur la doctorante tu juste débarquée de Russie. Dieu que j'aimais ses statistiques. Comme elle comprend pas grand chose elle répond en sourire aux questions. Et son accent... charmant
Et la méchante polonaise en droit européen... tellement sévère et blonde à la peau de lait...

Juste pour souligner qu'il y a parfois du monde au premier rang...

Isabelle a dit...

Moi aussi j'ai toujours préféré de loin les enseignants hommes. Surtout à l'université. Même si j'ai déjà eu plusieurs enseignantes très sympathiques et brillantes, on dirait que ça clique toujours plus avec les messieurs.

Une Peste! a dit...

Tant qu'à ça: idem.

Je préfère l'Homme-Prof, puisque nécessairement j'ai toujours un coup de cœur pour les beaux cerveaux. Une forme d'érotisation de l'intellect.

C'est vrai qu'il est difficile - pour une madame-prof - de se déconnecter de ses élèves. Mais cela se fait. Seulement c'est "acquis", ce désir de coupure.

Faut se surveiller. Enfin, moi je dois me surveiller, sinon je pourrais tomber très aisément dans le maternage d'élèves. Ce qui m'en empêche maintenant?

1.L'absence de lien(s) affectif(s)
2.La preuve démontrée qu'un élève qu'on a poussé très fort, qu'on a étourdit de matière performe davantage que le Morveux Mou-mou qu'il nous épuise de catiner.
3.C'est bin moins d'trouble. :-))

Cela dit.
J'ai rarement eu des filles - dans mes cours - à ce point mignonnes qu'elles puissent m'éclipser.

Le fantasme de le prof-cochonne-z'é-inaccessible est bien présent dans les méandres de l'imaginaire sexuel masculin.

Hé.

;-DDD

Shugo a dit...

Je ne peux pas vraiment dire si je préfère les professeurs hommes ou femmes. Les deux ne me dérangent pas vraiment.

J'ai eu des profs de Philosophie de sexe féminin extrêmement intelligentes et compétentes. J'ai eu des prof de Gym dont le jaune de leurs dents était encore plus brillant que leur intellect.

Mais je n'ai rien contre les femmes qui enseignent avec un esprit maternel. Ça j'en ai eu, et c'est très plaisant. Je n'ai aucunement eu l'impression que le niveau du cours était abaissé à l'esprit le plus faible, ou bien que la discipline était inexistante. Au contraire, certaines peuvent dégager cet esprit maternel à un tel point où l'on ressent le besoin d'être à la hauteur de leur espérance, comme un petit gusse de 6 ans à sa première année d'école élémentaire. Et les mères peuvent être très strictes et demander une discipline de fer. Du moins, ma mère a été comme ça et j'ai eu des prof comme ça aussi.

Pour finir, un petit paragraphe simplement pour me contredire et signaler que le meilleur prof que j'aurai jamais connu est un homme, oui.

É. a dit...

Génial !