18 octobre 2008

Rouler du bonheur

J'ai attrapé un rhume dans ma propre chambre.

Ça fait rose, un peu.

Mes pieds sont gonflés et douloureux. Je les ai fait marcher sur des aiguilles toute la journée.

J'ai presque plus de voix, mais je crois pas que ce soit relié au rhume.

Non, c'est pire.

J'ai passé la journée à babiller. Toute la journée, de 11h le matin à 5 heures du lendemain matin.

J'ai rencontré ma meilleure copine dans le centre-ville. Dîner, maison de thé, souper. Des heures et des heures de rires et de conversations de fesses.

En fin de soirée, dans le Village Gay, on s'est tenu la main pour tenir à distance ceux qui souhaitaient se mettre avec trop d'insistance.

Puis on s'est rendues chez-moi.

À notre entrée, ma coloc a salué ma copine sans se détourner de ses vidéos youtube de chinois. Après quelques secondes d'un silence bourré de malaise, elle a soudainement ajouté qu'elle "savait que c'était sale, mais qu'elle ferait le ménage en fin de semaine"

Bref, elle a paniqué à l'idée que je fasse entrer quelqu'un dans notre appartement dit "sale".

Ici, les planchers reluisent tant ils sont astiqués.

Maudite freak.

Donc, une fois dans ma chambre, c'est dans le plus grand secret que j'ai sorti ma boîte très secrète, et nous nous sommes roulé un peu de bonheur.

Oh la transe.

J'ai pondu des idées de textes de création sans arrêt pendant cinq heures. J'ai écrit, partout, dans les cahots du métro, contre le verre froid d'une porte de wagon, sur un bar avec mon papier qui boit aux flaques de fort, ou appuyée sur le réservoir d'une cuvette de toilettes publiques bondées.

J'ai des pages et des pages de notes, écrites sur tous les torchons, les retailles, les emballages de gommes que j'ai pu trouver. J'ai du matériel pour au moins dix courtes nouvelles dites "punchées", soit le genre de littérature cheap que tout le monde aime.

Donc voilà, je n'ai plus de voix, mais me reste ma plume.

Et je ne me relis pas. Je suis encore un peu molle. Le résultat n'en sera que plus intéressant à lire demain.

1 commentaire:

Le célibataire endurci a dit...

Haha! J'ai tellement eu une autre image en tête en m'imaginant que tu te roulais du bonheur avec ta meilleure copine, j'ai cru que tu réalisais ton fantasme de lesbianisme.

Alors je suis un peu bredouille d'avoir compris la vérité...