5 avril 2008

Connection illegale et romans superficiels

Bon. J'ai termine Le Journal de Bridget Jones dans ma baignoire, telle une miniwheat a la grenadine (ma peau se colore a un rien)

Et c'est avec un certain malaise, une certaine honte que j'admets avoir aime le lire.
J'ai chiale, du début a la fin, sur les valeurs scandaleuses des personnages, leur encouragement au mythe de la femme-objet, leur monde d'alcool, de calories (boulimie), de beaux hommes riches, de féminisme bidon, d'homosexualité stéréotypée, et tellement plus.

Mais. Ça avait beau être hyper prévisible, j'ai aime le lire.
Rah. Y'a Rimbaud, Baudelaire, Proust, Mc Ewan, Hugo, Kafka, Gogol qui me regardent de haut, de leur tablette, si peu lus et déjà tant humilies.

Je devrais arrêter d'acheter des livres que je ne lirai jamais (soyons honnêtes), ou de reculons, par pure frime.

Bon. C'est dit. À bas les apparences.

Je suis en ce moment branchée depuis la maison, sur la connexion sans-fil d'un individu un peu trop naïf. J'ai accès à son ordinateur au complet. Heureusement pour lui, je suis une excellente personne! Ah, ça c'est bien vrai. N'y a que les excellentes personnes qui profitent des connections non-protégées.

Comme c'est beau.

Bon. Il fait un temps magnifique, c'est samedi, la maison est pleine de bonnes gens, et je veux me sauver. C'est ce que je vais faire.

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Faut pas avoir peur de dire qu'on l'aime facile une fois de temps en temps, mais vraiment... tu devrais lire Kafka (au moins) pour te rendre compte à quel point le roman Bridget Jones est mauvais. En fait c'est comme le McDo, si tu t'adonnes trop souvent à ce genre de bullshit tu risque de finir obèse et beaucoup moins jolie côté du cérébal. Mon avis.

Nayrus a dit...

J'ai lu du Kafka. Je vois la difference. Pourtant, bien que sachant a quel point c'est mauvais, j'ai quand meme aime B.J.

C'est ca qui me fait honte.

Ha.