23 juin 2008

Commun quotidien

Petites nouvelles. Samedi, ai passé une journée très fatigante à magasiner des meubles pour la nouvelle chambre. Critères de sélection très stricts. Je ne voulais pas trop dépenser, mais voulais quelque chose de tout de même joli.

Ai trouvé un adorable fauteuil saumon, un peu kitsch, qui va devenir mon fort littéraire. Ai aussi acheté un matelas divin (et VICTOIRE! devant mon apparent embarras à dépenser autant pour un matelas, ai obtenu du vendeur la prolongation d'une vente (qui se déroulait la veille) et ai économisé environ 100$ en taxes) qui sera livré à la fin du mois.

En chemin vers un autre magasin, ai trouvé, dans une vente de garage, un meuble d'ordinateur parfait, en excellent état, à un prix plus que raisonnable. Donc, en gros, journée satisfaisante.

Samedi, dans la nuit, j'ai travaillé. Ai poussé les ventes de toutes mes forces. C'était affreux. Soirée d'adolescents sortis de leurs bals des finissants. Il y avait zéro consommations. Zéro. J'ai tout de même vendu exactement deux fois plus que l'autre serveuse, et suis ressortie avec les jambes flageolantes, mais une paie satisfaisante.

J'ai bavardé longtemps avec celle-ci, par fascination. C'était une fille excessivement sexuelle. Chique de gomme et jupe ceinture. Danseuse à l'occasion. Grande amatrice d'hommes de tous les gabarits. Le genre qui impose sa vulgarité haut et fort. Et j'ai vraiment aimé observer la réaction qu'elle suscitait autour d'elle.

Un vrai phénomène.

Elle a un langage corporel très fort. Lorsqu'elle discute avec un homme, elle dépose ses mains un peu partout sur lui. Elle crée un émoi instantané. Et j'ai aimé la différence d'intérêts que les hommes nous portent. À elle, c'est un désir flagrant, direct, un laissé-allé confiant. Avec moi, c'est feutré, plus respectueux, soucieux de compliments, d'intérêts pour l'esprit. Ils savent très bien qu'ils ont un chance avec elle, mais pas avec moi.

Ça fait ridiculement hautain dit comme ça.

En sortant du club, elle voulait aller manger quelque chose. J'ai acquiescé. Dans la file d'attente du resto, un mec aux blancs des yeux ridiculement veinés lui a fait signe. Elle ne l'a pas reconnu. Il a dû se présenter. Elle s'est exclamée "Oh wow!" et elle l'a entraîné plus loin. Trois minutes plus tard, ils se quittaient d'un langoureux baiser. Quand je lui ai demandé qui c'était, elle m'a dit:

"Oh lui? J'ai déjà couché avec".

Et c'était tout. Elle l'a pas reconnu, mais elle a couché avec.

Et lorsqu'elle m'a dit qu'elle avait un bacc en psychologie, j'ai souri.

Dimanche. Journée de n'importe quoi. Je suis sortie avec des amis au cinéma. Le film était prévisible aux excès, avec Jackie Chan, Jet Li, du Kung Fu et des pirouettes. Mais. Avec des cocktails alcoolisés transportés illégalement dans des GOURDES À PAILLES, c'est devenu beaucoup plus drôle. On a terminé la soirée chez-moi. C'était très bien, mais, après m'être installée sur mon lit pour continuer à bavarder, j'ai fini par m'endormir. J'ai un vague souvenir de les avoir vu partir.

En ce moment, je mange des cerises. J'en ai acheté un sac énorme, hier. Il pleut. Ma chambre sent les fleurs (j'en ai cueillis un bouquet dans le jardin du voisin, mais ça doit rester entre nous). Ma fenêtre est ouverte. C'est frais et agréable.

Gael, mon coloc direct, est parti pour un mois en France. L'autre coloc est discret, donc j'ai le premier étage presque entièrement à ma disposition. L'avis est lancé...

Je suis supposée travailler tout à l'heure. Je vais passer un coup de fil pour confirmer. J'espère qu'on me donne congé.

2 commentaires:

Silke a dit...

Omg espère du IKÉA. IIIIKKKÉÉÉÉAAA

Anonyme a dit...

ok moi je suis partant pour le premier étage. go !