27 février 2008

Humeurs

Voilà mes humeurs des derniers jours. Tout est très métaphorique, comme toujours. Autofiction. N'allez pas y voir trop de vrai.

Ma tête est coiffée
D'un essaim d'insectes qui
Bourdonne douloureusement
D'un geste vif je pourrais
Éclaircir mon horizon
Je n'aurais qu'à tendre le bras
Pour dissiper ces bourdons
Mais ma main est de pierre
Et de fer et de fonte et de roc

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À se créer des chimères
On se brûle les ailes
Qu'Icare serve d'exemple
La mer n'a pas su amortir
Mes os brisés

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Donnez-moi les instruments
Pour faire de cette pièce d'homme
Une fantaisie d'enfant
Mettez les mots et les rires
Dans sa bouche sucrée
Prenez ce coeur couleur de larme
Une moitié suffira peut-être
À lui pétrir une figure aimante

/ / /

L'homme est un gastronome
Qui trie son menu à l'oeil
Et mon vêtement fâcheux
Frustre sa fringale

/ / /

Vois cette toile tendre
Rosée sous tes doigts pointus
Où ta langue experte
Brosse un paysage sensuel

/ / /

Forêt de mollets dans la ville
L'heure pointe, c'est l'heure de pointe
Noir de monde multicolore
Le wagon bleu, le teint vert
S'entassent les silences, les regards
Les jeux de reflets

Mais moi
Je suis ailleurs
Je suis unique
Je me love dans ton rire, love

/ / /

J'aimerais bondir
Tromper le temps
Et aller te rejoindre
Pour voir de ton oeil
Ce que ma naïveté
M'épargne

/ / /

Je brûle, je me consume
D'un âtre double
Qui me dévore les entrailles
La chaleur m'est douce pourtant
Bercée par deux feux
Mais tôt ou tard
D'une giclée amère
Je devrai trancher

/ / /

2 commentaires:

Enrique a dit...

C'est vraiment joli ton poème ;)
En passant...étudies-tu par hassard littératures de langue française à l'Université de Montréal?

Nayrus a dit...

Je suis inscrite pour la session prochaine à l'UQAM en Litterature, profil création.

Merci bien pour le compliment. J'essaie de créer de jolies choses, oui. :)