18 février 2008

Rêve

Bon. Bon bon bon. J'ai bu un guru. Un gros guru. Déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes. Je ne veux pas savoir pourquoi. Ça fait vraiment trop effet sur moi. Je me sens comme un petit laboratoire, où j'observe mon corps réagir au produit ingéré.

Tout à l'heure, je sors de mon local, et je rencontre un de mes anciens professeurs de français. Il est très gay. Homosexuel mais fantastiquement cultivé, intelligent et un tantinet sexiste. Les femmes, c'est bien, c'est joli, mais ce ne sont que des bibelots, voyez-vous. Du temps où j'assistais à son cours, nous avions une drôle de relation. Il me donnait des libertés immenses (multiples absences, retards, travaux en retards, pauses prolongées, départs avant l'heure prévue...) et en échange, je le nourrissais de textes brillants. J'avais une super moyenne dans son cours, et honnêtement, je crois que ça l'embêtait un peu. Il était du genre à me remettre un travail corrigé avec un beau 92% à l'encre rouge, tout en prenant la peine de me dire "Enfarge-toi pas dans le fil, là" en pointant le fil FLUO, étendu bien à la vue en plein centre de la pièce. J'avais peut-être de bonnes notes dans son cours, mais j'en restais pas moins une femme.

Donc, ce professeur, qui habituellement ne me salue pas dans les corridors, eh bien je l'ai... comment dire. Forcé à le faire, tout à l'heure. Et je blâme le guru. C'est facile, maintenant que j'ai une excuse sur laquelle faire passer mes excentricités. Ce n'est pas ma faute, c'est le guru!

Donc. La conversation s'est déroulée comme suit:

"Hey, bonjour!"
Il me répondit par un regard, un quart de sourire.
"Hey, vous dites pas bonjour, vous?"
"Ben là, ben oui, je t'ai dis bonjour"
"Je l'ai pas entendu"
"Ben, bonjour"
"Hey, j'ai aimé votre cours, en passant."
"Merci"

Il ne se rappelait même pas de qui j'étais. Je vous jure. J'aurais dû naître avec un pénis.

Hm. M'semble que c'était une longue introduction pour une conversation si courte, et pas si interessante que ça. QU'IMPORTE!

Hier, j'ai rêvé.

C'était l'hiver. Il y avait Éric, des quadruplées blondes et moi. Il m'avait dit "Il y a un manteau que je dois tester, tu le porteras, la semaine prochaine, et nous irons en voyage dans le nord, tous les deux."

Le dit manteau, blanc et brillant, était complètement perméable au froid. Au début de la semaine où nous avions convenu nous rencontrer, j'attendais, les deux pieds dans la neige, en pleine forêt. J'attendais qu'il arrive. En vain. J'ai descendu la montagne pour arriver dans un centre d'achats. Je suis entrée, un peu balourde, avec mes bottes et mon manteau, la figure rougie par le froid, les mains gercées, bref, j'étais pas Miss Hawaiian Tropic. Je cherche des yeux le dit Éric, et je le trouve (et admirez la logique) dans une boutique avec quatre blondes identiques, portant toutes des vêtements similaires, du genre top cool tendance in branché en vogue. Pour une raison quelconque, il était torse nu, essayant des vêtements choisis par les quatre femmes. Et je fais mon intrusion, comme un yéti, dans la boutique. On me toise du regard. Je me sens maladroite et hors de mon élément. Je lui demande ce qu'il fait. Il me répond "Qu'est-ce qui se passe? Je magasine" Et je lui crie qu'il se tient avec des catins qui n'ont même pas assez de personnalité pour se trouver un style qui leur est propre. Il me répond que je juge sans connaître, que je ne dois pas m'en prendre à ses amies; s'en suit un long discours sur mes fautes, mes défauts et ma personnalité en général. Je lui demande de me suivre à l'extérieur. Il est toujours torse nu, dans la tempête, nullement incommodé par le froid. Nous nous installons face à un mur, où, au niveau du sol, a été installée une baie vitrée donnant sur la salle à manger d'un restaurant. Nous parlons (la conversation m'échappe) et j'en profite pour regarder les gens manger. Nous les indisposons. On nous fait signe de nous déplacer. Je ne comprends pas exactement pourquoi on s'est installés face à un MUR pour parler, mais bon. Vive les rêves.

Donc. Les quatre femmes sont revenues pour le chercher. Il part avec elles. Je me couche dans la neige et tombe endormie. Et c'est à ce moment-là que je me suis réveillée, ironiquement.

MYSTÈRE MYSTÈRE

3 commentaires:

Anonyme a dit...

je comment juste pour que y'aille un comment.
pour ton prof t'aurais du te scotch tapé sur ton front un papier écrit pénis dessus
-pascal

Nayrus a dit...

J'aurais eu de meilleures notes, encore.

Pinocchio a dit...

Tu bouges beaucoup dans ton lit?