12 septembre 2008

J'aime et j'aime pas

Je suis mentalement décédée. Ai dormi une demi-heure hier. Cernée jusqu'aux coudes. Travaille dans une heure. Bonne pour un troisième red bull.

Je promets rien pour ce billet.

Faits divers:

Je n'aime pas me faire reluquer par un homme se baladant main dans la main avec sa chérie.

J'aime renifler un nuage de marie jeanne émanant d'une fenêtre ouverte lorsque je me promène sur la rue. Ça me fait un petit feeling de franche camaraderie.

Je n'aime pas voir un tournesol d'un mètre cinquante... sans tête.

J'aime réécrire par dessus une phrase rapidement. Les traits s'emboîtent à la perfection et ça me donne l'impression de faire une bonne équipe avec moi-même.

Je n'aime pas qu'un handicapé cogne à la porte lorsque j'utilise ses toilettes pour avoir la paix. Quand je sors, il me fait remarquer que je ne suis pas handicapée. Je trouve rien à répondre et je ris comme une niaiseuse.

J'aime lorsque, dans le métro, une femme décide de subitement changer de banc pour s'asseoir près de moi. Ça me fait me poser plein de questions. C'est plaisant.

Je n'aime pas que quelqu'un dont je n'ai pas eu de nouvelles depuis vitam aeternam m'appelle pour me demander un service.

J'aime remarquer ma coloc dans les corridors de l'université avant qu'elle, elle ne me voit. Ça me laisse le temps de tourner le coin.

Je n'aime pas renverser de la bière sur ma poitrine. Les conversations prennent tout le temps une tournure désagréable.

J'aime que ma coloc mange mes poivrons verts mous ou mes bananes brunes. Ça me permet de piger dans ses petits plats préparés à l'avance.

Je n'aime pas faire trop de splish splash dans le bain, grincer ma chaise, barboter ma bouteille de revitalisant ou brasser mes tubes de crèmes. Avec le bruit que ça fait, j'ai peur que ma coloc pense que je suis en train de me complaire énergiquement.

J'aime surprendre un homme à me fixer la poitrine. Je lui fixe la protubérance. Ça le gêne.

Je n'aime pas, lorsque je suis maquillée, que de toute la journée, personne n'ose me dire que je me suis grattée l'œil.

J'aime, dans les toilettes publiques, entendre la cascade d'une demoiselle minutieusement amortie par un carré de papier hygiénique. Je trouve ça coquet.

Je n'aime pas passer mes doigts sous un comptoir de banque et tâter une bonne grosse chique de gomme.

J'aime la petite fraîcheur au bout des doigts lorsque je viens de me couper les ongles.

Ça devient plate. J'vais arrêter là et aller travailler.

5 commentaires:

louisss_1 a dit...

Trop hot.

Mademoiselle Farfelu a dit...
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Mademoiselle Farfelu a dit...

Moi, je n'aime pas devoir marcher pieds nus dans la gravelle pour me rendre à la porte derrière la maison parce que j'ai oublié de déverouiller la porte principale.

Le célibataire endurci a dit...

"Je n'aime pas me faire reluquer par un homme se baladant main dans la main avec sa chérie."
Bah, ça ne veut pas dire qu'il te préfère à elle. Personnellement, je sais que je ne m'empêcherais pas de regarder une belle fille si je me promène main dans la main avec ma blonde. Pour ensuite lui demander comment elle la trouvait, à moins que ma blonde me fasse remarquer un trait de la fille qui me plait particulièrement (expérience vécue, c'était une belle complicité qui n'a pas durée).

"J'aime lorsque, dans le métro, une femme décide de subitement changer de banc pour s'asseoir près de moi. Ça me fait me poser plein de questions. C'est plaisant."
Je pense que c'est plutôt pour éviter de se faire aborder par un fatigant. Mais j'avoue que quand ça m'arrive aussi, c'est plaisant (mais c'est rare en ta...).

"J'aime surprendre un homme à me fixer la poitrine. Je lui fixe la protubérance. Ça le gêne."
Hahaha! Bien fait! Suite à la suggestion d'un ami (un Pathétique), quand une belle fille me parle et que je suis plus ou moins intéressé, je fixe sa moustache. C'est vraiment chien, je sais. :)

Stephane a dit...

J'aime ça moi...

Et by the way, si tu me surprends à regarder ta poitrine, y'a peu de chances que je sois gênée.

Faut assumer...