30 octobre 2008

Elle

Elle insiste pour que je la mange. J'ai beau lui dire que je ne suis pas intéressée, elle gémit, se tortille, se vautre dans son jus.

Elle me fait de l'effet.

J'ai envie d'elle, mais c'est secret.

Je m'imagine préliminaires et soubresauts.

Je la prendrais d'une main, et l'inviterais à ma bouche.

Sur son corps salé, je traînerais ma langue humide.

Puis, honteuse d'être aussi goulue, je passerais aux choses sérieuses.

Je la mangerais, je la mangerais jusqu'à satiété, jusqu'à tomber, pleine, béate, comblée.


Et je me réveillerais seule le matin suivant, les doigts encore tachés de plaisir, un poids sur le coeur.

Et d'elle ne resterait qu'une boîte graisseuse.

6 commentaires:

Le célibataire endurci a dit...

Une chocolatine?

Nayrus a dit...

C'est ce que tu veux que ce soit.

J'avais en tête une pizza, mais en autant que t'aies compris qu'il était question de bouffe...

tu gagnes!

Crachapelle! a dit...

Une boîte de Doritos, y'a juste les gros qui connaissent ça.

J., Pédagogue-à-gogo a dit...

Poutine... c'est pas le latin de gouine, ça?

Rousse a dit...

C'est pas salé une chocolatine :P

Universitaire exhibitionniste a dit...

J'avais en tête du chocolat. Noir et amer à souhait (je sais que ce n'est pas salé). Ça donne vraiment de l'apétit et une envie de luxure.