13 octobre 2008

Le monsieur

Je reviens d'une charmante soirée avec un bon ami. Dans le métro, accoudée à la rampe mouvante, pot mason de gin tonic m'engourdissant agréablement la tête, je pense.

Arrive un gros monsieur un peu trop enthousiaste, qui m'aborde en me reluquant de haut en bas, les yeux fous, la babine humide.

"Mamoiselle! Quelle heure, s'il-vous-plaît!"

"Oh. Hmm. Il est... vingt heures trente, monsieur"

"Mamoiselle, quelle heure?"

"Vingt heures trente, monsieur"

"Mamoiselle, allez où?"

"Où est-ce que je vais? Je rentre chez-moi, monsieur."

"Attend, attend, non, viens chez-moi"

Il me montre subtilement une liasse de billets de 50$.

"...Mon copain m'attend monsieur, je dois rentrer chez-moi"

"Attend! Mamoiselle!"

Et j'ai décampé.

Mais le plus triste là-dedans, c'est qu'il y avait pas de copain qui m'attendait.

6 commentaires:

louisss_1 a dit...

C'était peut-être Jean Coutu qui voulait donner un remboursement a cause de ta trop grosse dépense de l'autre jour!

Pis pour le copain, té difficile a suivre. On s'aime pas , on est ben tout seul, on s'emmerde non mais tu vas me faire saigner du cerveau...

Nayrus a dit...

Comme le titre l'indique, ce blog suit mes humeurs. Je change d'humeur comme de marque de rouge à lèvres, vois-tu.

Stephane a dit...

Est-ce que ça aurait mieux marché avec une liasse de 100$ Savoir ce que je traine dans mes poches, au cas :)

Le célibataire endurci a dit...

@Stéphane
Chiche.
Moi j'en trainerais 200$. ;)

@Nayrus
Arkeuh!!! Maudit que je suis content de pas être une belle fille...

Nayrus a dit...

@Celib: Une liasse de billets de 100$, c'est plus flatteur que juste 200$. Hm hm?

Le célibataire endurci a dit...

Ouin, pas fort mon affaire. C'est rendu que je sais même plus lire (j'avais pas vu "liasse").

Alors dans ce cas, je m'excuse Stéphane, t'es pas chiche. Même qu'à ce prix là, je laisse tomber. Je suis juste un pauvre biochimiste, j'ai pas des centaines de dollars à dépenser pour une ex-pucelle!