14 janvier 2009

Le facebook de l'ex

Faudrait que j'aille dormir. Je suis tombée comme une roche vers une heure du matin, et me suis réveillée quatre heures après, fraîche et dispose mais toute mélangée.

Et depuis, je zigonne.

Ah, facebook. L'outil par excellence pour infiltrer la vie privée d'autrui. Mais pas qu'un peu privée, non non, vraiment très privée, du genre photos de famille et de beuveries.

Je suis tombée sur la page profile de mon premier amoureux.

Et ça me fait drôle. Trois ans de relation, une rupture, puis un malaise tellement grand qu'on ne s'est jamais reparlés.

Il a à la fois beaucoup, et pas du tout changé.

Sur une photo datant de cet hiver, il porte le chandail que je lui avais offert pour ses 21 ans. Sur une autre, une vieille paire de lunettes que j'avais rafistolées moi-même.

C'est étrange. Investir autant d'amour et d'énergie sur une personne, prendre le temps de l'apprivoiser, de la connaître, de l'accepter telle qu'elle est, et puis un jour, c'est terminé, on passe à quelqu'un d'autre.

Ce garçon est un morceau de ma vie, c'est dommage qu'on se soit perdus de vue.

Je me rappelle d'une soirée où je riais toute seule dans le train qui me ramenait chez-moi, parce qu'il m'avait enfin appelée.

Il s'assurait que j'étais en sécurité.

Je me rappelle d'une soirée où je pleurais toute seule dans le train qui me ramenait chez-moi, parce qu'il m'avais prise à reluquer un autre garçon.

Il s'assurait qu'il était en sécurité.

Je me rappelle être souvent tombée endormie sur la banquette de sa Tercel rouge lorsque, cognant des clous, il se tapait la demie-heure de route en plein bois pour me ramener chez-moi.

Je me rappelle de nos sorties à l'arcade, et des ses poches pleines de vingt-cinq sous qui tintaient fort. On tirait sur des zombies pendant des heures durant, et c'était toujours lui qui me gardait en vie.

Je me rappelle de Granby, sa grande ville natale plate où il m'amenait pour me montrer son école et les maisons de ses amis.

Je me rappelle de son petit rire d'enfant. Quand c'était trop drôle, il riait du nez, il riait en reniflant, et quand je le lui faisais remarquer, il riait encore plus fort, et c'était encore pire.

Je me rappelle de mon père qui essayait de l'enrôler en Scientologie, et vu que le pauvre était trop poli pour s'y opposer, il s'assoyait à ses côtés et lui parlait de thetans et de dianétique pendant des heures et des heures, et moi, j'attendais toujours trop longtemps avant de lui porter secours.

Ouais.

Bon.

Je n'étais pas très gentille.

Je vais aller dormir.

6 commentaires:

Life Saveur a dit...

Avec le temps y'a que les souvenirs agréables qui remontent en surface.

mariecookie a dit...

c'est toujours une fois terminé que l'on se rend compte des détails amusants et sympatiques qui nous fesait passer du bon temps...l'etre humain est comme ca ...toujours rendu au pied du mur que l'on se rend compte...

Pierre-Luc a dit...

Ce qui est fucké, c'est quand ta nouvelle te trouve beau dans du linge que ton ex t'as acheté.

Ou des trucs dans le genre.

Silke a dit...

Ah, Kevin.
Ca fait lontemps que j'ai pas eue de ses nouvelles.
J'ai 5 millions de contacts facebook et je pense que 3% seulement sont des contacts actifs. Meh, facebook.

Louis a dit...

Fais toi entremetteuse..... Présente lui le puceau...

14y14 a dit...

il a déja une copine