12 juillet 2009

Rencontre du deuxième type

Il y a la sexy, avec du crayon à lèvres et des robes décolletées, des cheveux comme des jardins et des talons dorés.

Elle sait. Elle s'offre. Elle joue la comédie.

Et il y a la sexy, penchée, en shorts de jean filés, qui ramène une mèche derrière son oreille avant de boire à la fontaine, qui échappe une bretelle mais ne le remarque pas.

Elle ne sait pas. Elle se contente d'être. On lui prend, on lui prête.

Hier, je me promenais.

J'avais soif, et il y avait ce restaurant rouge et or qui affichait de délicieux breuvages.

Sa mère l'a appelée au comptoir quand j'ai commandé à boire. Elle sortit des cuisines de son petit pas rapide et poli.

Une chinoise jolie jolie.

Elle portait une robe noire et sobre, au tissu épais et à la coupe rigide. Serré autour de sa taille, un tablier fleuri, avec du rose et du blanc, et de la dentelle bordant les bretelles.

Ses cheveux tenaient en un chignon échevelé, aux mèches serpentines à la vapeur des cuisines.

Elle s'essuya les mains et me salua en souriant, en s'inclinant.

C'est qu'elle ne parlait ni français, ni anglais.

Elle saisit un grand pot de poudre goûteuse, prit une cuillère, en versa deux fois dans un malaxeur, alla chercher un autre pot, en ressortit deux cuillerées, ajouta une quantité soigneusement mesurée d'eau, et chacun de ses gestes étaient minutieux et délicats.

Et lorsqu'elle se pencha pour atteindre la glace du congélateur, son col rond bailla, découvrant son cou en contre-plongée, une vue magnifique sur sa vallée.

Le niveau de la glace était bas, elle se pencha d'avantage, et son col recula encore, découvrant le rebondi de ses seins blancs et dodus, nus sous le tissu de sa robe.

Elle racla une tasse bien pleine, et son col se relâcha complètement, sa poitrine eut une petite vague, ses mamelons sautillèrent pour une brève apparition.

Je les ai vus, je les ai vus, je les ai vus.

Sitôt aperçus que j'ai fait un tour sur moi-même, que je me suis vivement détournée pour fixer une quelconque breloque, un dragon moustachu, je ne sais plus, pour cacher mon sourire qui n'en finissait plus de grandir.

Et elle n'a rien vu, elle n'a rien su, elle a planté une paille dans mon verre et m'a rédigé une facture à la main.

7 commentaires:

La Brunette a dit...

J'aime tellement la façon dont tu écris, vraiment.

RaVe a dit...

Magnifique.

Manx a dit...

MagnifiqueS

L'Obsessif a dit...

Oh!
Drôlement Obsessif...
J'adoooooore, Mademoiselle.
Je peux me balader avec vous une journée?

Silke a dit...

Oh, ooh, bubble tea fever.

Gretchen a dit...

c'était chaud.
moi je suis tombée en amour. Yellow fever

Jus a dit...

pour sa vallée, t'es surement pas la seule a les avoir vu si il a seulement suffi qu'elle prenne de la glace pour qu'on voit le tout.

Aussi,enleve ce spamming complètement hors-sujet (en haut)