18 novembre 2009

Honoré Beaugrand mon amour

Je suis déménagée au bout de la ligne verte. Les premiers jours furent difficiles. Trop loin de mon Villeray, le quartier de fruiteries et de triplex que j'aime tant. Le temps d'un trajet que je barbouillais une pleine page de bile.

Je m'excuse à la pauvre femme que j'ai fixé vingt minutes en ligne.

Vert comme la ligne

Beiges comme tous les sièges vides sauf le sien
Gris comme son teint
Jaune comme son blond
Bleus comme ses bras
Brun comme sa repousse qui s'agence au
Mauve de ses cernes qui s'agence au
Noir de ses sourcils

Elle a la drogue aux veines, l'herpès aux lèvres et l'avortement au ventre.

Puis le terminus.

Au détour des couloirs, des slogans imbéciles, des graffitis grafignés, des rebuts et des gommes aux pieds, des cuisses et des accents gras, des moustaches, de l'or plaqué, des fronts huileux, des démangeaisons, des sacs de plastique, des crachats, des casquettes, des calories.

Et tout au bout, un autobus raté, comme son chauffeur!

5 commentaires:

Lika a dit...

ouin ça semble bien déprimant tout ça...où est rendue la pimpante et exubérante petite claudia dans tout ça?

Nayrus a dit...

Ma personnalité a de multiples facettes.

La Shirley a dit...

Y'a une de ces facette qui a retrouvé sa plume décadente en tout cas ... C'est très beau !

Gretchen a dit...

je t'ai jamais chanté ma chanson sur honoré beaugrand?

HONORÉ BEAUGRANDDDD
JE SUIS EN AMOURRRRR
PAS AVEC LE GARSSS MAIS
LA STATIONNNN DE MÉÉÉÉTROOOO

HONORÉ BEAUGRANDDDD
TES ESCALIERS ROULANNTSSS
ME MONTE, ME MONTE TOUT EN HAUTTT
ET C'EST TOI LE PLUS BEAUUUU

Gretchen a dit...

BEAUNORÉ BEAUGRAND