9 octobre 2008

La consigne

Je n'ai pas remis un travail, j'ai stressé, je trouvais la consigne complexe, ardue, difficilement réalisable. J'ai eu peur de l'université, ai fouillé la bibliothèque, demandé de l'aide, ratissé le net, puis ai tout laissé tomber.

Je suis une semaine en retard. Au cours aujourd'hui, j'ai tout confié à mon professeur. Mon imminent professeur. Mon gigantesque professeur. J'ai pris de bonnes dispositions pour rougir un maximum, j'ai croisé et décroisé mes mains derrière mon dos, je me suis gratté l'oreille, j'ai fixé le sol.

Il m'a regardée, perplexe.

"Mais mademoiselle, ce n'est pas du tout la consigne que j'ai donné."

2 commentaires:

Le célibataire endurci a dit...

Tu devrais peut-être écouter en classe la prochaine fois plutôt que d'écrire tes billets de blog. ;)

Julien Mège a dit...

Je comprends ça. J'ai aussi eu d'autres choses à penser que d'écouter les consignes (et l'inspiration pour écrire sur rien quand j'ai un travail à rendre). Le meilleur moyen de réussir c'est de pomper le travail des autres. Proposer son aide est une bonne base pour se lancer et leurs erreurs font prendre conscience qu'on peut faire mieux. Au final c'est maximum respect et minimum travail, efficacité.