4 décembre 2008

L'homme au bouquet

Un homme court dans une ruelle déserte, un bouquet aux bras et une femme au cœur.

Fils électriques et cordes à linges quadrillent les nuages. Ils se bercent dans la brise, perpétuels et silencieux, comme le poumon d'un dormeur.

Sur les balcons, des bacs à fleurs vides, des bacs à recyclage pleins, des barbecues bien habillés pour l'hiver.

Asphalte, béton, brique et tôle embrassent le ciel dans une morne monochromie.

Des cadenas sont abandonnés aux alvéoles des clôtures et à la rouille.

Et au loin, un écureuil ondule.

L'homme enjambe les dos d'ânes, fend les tas de feuilles molles et ne remarque pas la trace atomisée d'un vandale amoureux.

C'est qu'il ne voit rien d'autre que le temps qui court plus vite que lui.

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Ça me fait penser ... demain matin je m'offre 1 chien-chaud bien dégoulinant de moutarde pour déjeuner avec un grand verre de jus d'orange fraîchement décongelé

Nayrus a dit...

À la bonheur!