27 janvier 2009

Coq et porcelets

Lorsque je suis au gym, je deviens mâle.

Je pousse du métal.

J'empoigne, j'écrase, je pousse, je souffle, je dépose.

Et je monte la charge jusqu'à ne plus sentir mes membres, jusqu'à en trembler de fatigue.

Et je ne fais pas des exercices de fillettes, pas d'affaires de gros ballons ou d'haltères couvertes de caoutchouc rose.

Non, moi j'y vais pour les grosses machines, celles qui sentent la sueur d'hommes qui ont des muscles jusqu'aux yeux.

Et plus je m'entraîne, plus je sens ma musculature se définir, se gonfler, me gratifiant d'une silhouette toute en courbes.

Petite poulette devient coq.

Et en ces moments-là, je me dis que c'est bien dommage que je sois aussi hétérosexuelle, parce que je ferais une fantastique lesbienne. Je t'en agripperais des délicates, par la nuque ou par les cheveux, pour un baiser fougueux contre le cadre d'une porte.

Mais le plus beau, c'est dans le vestiaire des femmes.

Parce que mon impression de virilité est toujours accompagnée d'une très forte tendance à l'exhibitionnisme.

Je suis fière de mes efforts, je suis fière de mon corps, et j'ai envie de le faire parader un peu.

Le coq devient paon.

Le vestiaire des femmes, c'est assez joli à voir. Les filles y deviennent encore plus filles. J'ai été témoin de deux mignonnes à moitié nues qui faisaient des étirements, ou encore, deux autres sous un jet d'eau fraîche qui comparaient la circonférence de leurs mamelons hérissés.

C'était de toute beauté.

J'y prends presque toujours ma douche. Je me plais donc à déambuler en serviette, à l'affut des regards penchés, des yeux dérobés, parce que surprendre une fille à me reluquer m'est mille fois plus flatteur qu'un homme.

Les hommes sont trop faciles à séduire. Ils te regardent avec leurs yeux pleins de seins et de fesses, avec la langue lourde de salive et d'obscénités, et ils sont tellement évidents, tellement lourds dans leurs intentions.

"Excuse-moi, j'arrive plus à aligner deux phrases qui se tiennent, c'est parce que je suis en train de t'imaginer au bout de mon pénis et ça m'occupe toute la tête"

Pas que ce soit mal en soi, mais bien peu d'hommes ont ce qu'il faut pour se permettre d'agir en petits porcelets, car pour que ce soit perçu comme étant flatteur, faut vraiment être tout un mâle.

Une fille, c'est plus difficile. Elle est habituée à être courtisée. Elle a l'embarras du choix.

Donc lorsque c'est elle qui pose les yeux sur toi, ça vaut tellement plus que le petit pitou à l'affut de n'importe quelle embouchure, pourvus qu'elle soit un peu humide.

Alors voilà, trip royal d'égo, je marche sur la pointe des pieds, relève les fesses, cambre la poitrine, et une fois arrivée à ma case, flagrante nudité, j'ébouriffe mes cheveux, je me sèche à la serviette en jouant à celle qui n'en a absolument rien à foutre.

Et ça marche tellement bien. Tout est une question d'attitude. Et lorsque je surprends le reflet du regard d'une belle audacieuse..

Ouais, c'est pas mal chaud.

5 commentaires:

Anonyme a dit...

Tu es en train de mettre ton heterosexualite a l'epreuve...
Tu imagines comme l'une de ces jolies demoiselles saurait s'y prendre avec ton corps? C'est un pensez-y bien...
Un pouce en l'air pour la formule:"a l'affut de n'importe qu'elle embouchure, pourvus quelle soit un peu humide"

Anonyme a dit...

Excuse-moi, j'arrive plus à aligner deux phrases qui se tiennent, c'est parce que je suis en train de t'imaginer au bout de mon pénis et ça m'occupe toute la tête

KattyKane a dit...

Tes écrits semblent se retourner contre toi...

;)

Pinocchio a dit...

Allez, gâte-toi!

Et viens nous raconter ensuite!

Le Train De La Nuit a dit...

Devant tout ce désir, une seule solution ma belle: consume! Une fois n'est pas coutume...