14 février 2009

Mon Valentin

J'ai couru les rues avec une rose dans une poche et un pain baguette dans l'autre.

Belle allure.

J'ai marché des lustres et des lustres pour acheter tout ce qui me manquait pour préparer un souper de la Saint-Valentin digne de mon amour.

J'ai récupéré les clés de son appartement au bar où il s'est nouvellement fait engagé. Il est tellement beau dans sa chemise blanche.

La serveuse qui travaille avec lui, serveuse qui n'est pas moi, m'a mentionné anodinement qu'elle avait un copain, et c'est drôle, j'ai comme un poids en moins sur les épaules.

Pour fêter ça, j'ai vanté à qui mieux mieux les talents de barman de mon Grand Tendre, et il m'a préparé deux cocktails de son invention délicieusement traîtres, comme je les aime.

Maintenant, je suis chaudasse et toute seule dans son appartement, j'ai mis un de ses CD à plein volume, fuck you le voisin, ma rose trempe dans l'eau d'une vieille bouteille de Labatt cinquante, et j'ai un gigot d'agneau à essayer de ne pas rater.

Messieurs, mesdames, j'ai une robe à enfiler, une nuque à parfumer, je suis en amour et vous souhaite de faire de ce jour de la Saint-Valentin quelque chose d'agréable.

2 commentaires:

garamond335 a dit...

Je me méfierais quand même de la serveuse qui prétend qu'elle a un chum; elles disent toujours ça, les voleuses de chum.....

Nayrus a dit...

Garamond, elle ne prétend rien, elle a un copain.

Et comment peux-tu savoir que c'est une "voleuse de chum" ?

Même moi, qui aime pourtant bien paranoïer gratuitement, trouve que c'est un peu exagéré comme jugement.