28 mai 2009

Barniques

J'ai des remises à venir, des romans à lire, et je rédige, je rédige dans un café à une heure bien peu raisonnable.

Pour plus de crédibilité, j'ai une paire de verres sans force sur le nez, avec une large armature noire et brillante qui couvre parfaitement mes deux yeux creux.

Un par un, des hommes de nuit s'approchent, tentent leur chance avec la demoiselle aux barniques immenses, au petit visage mystérieux, qui est attablée toute seule et si sagement absorbée dans son roman intelligent.

J'ai une tête neuve.

Tom Waits gueule et me pioche les oreilles.

Je bois mon café avec une paille.

Je dormirai demain.

7 commentaires:

Gen a dit...

Elles te font bien ces lunettes, en tout cas =)

Celui qui blogue a dit...

*Celui qui blogue fait comme s'il avait vu les lunettes lui aussi*

- Ouais, sont ben belles!

Simon S. a dit...

En plus de Celui qui blogue, Gen ferait aussi partie des hommes de la nuit? Intéressant.

En tout cas pour moi, porter des lunettes sans forces, c'est l'équivalent de se promener en chaise roulante sans roues alors qu'on n'est pas handicapé.
C'est absurde.

Mais dans le cadre d'une étude sociologique sérieuse comme la tienne, ça fait du sens.

Éric a dit...

Je me suis acheté des lunettes sans force moi aussi, pour essayer.

Ça marche. C'est crédible, et j'aime bien l'effet que ça fait.

Je pense que la prochaine fois que j'aurai à me rendre dans un café, pour rédiger, je les porterai, tiens.

J'aurai peut-être l'air plus sérieux.

Gen a dit...

Hahaha Simon S.! Non, j'étais la serveuse de son café!

Christine a dit...

Vous les avez prises où vos lunettes ? Z'en veux moi si depuis longtemps et j'en trouve nul part...

Miss C a dit...

Café, paille ?

Allez, courage Mamzelle...