8 juillet 2009

Censure

Je suis dans le métro. Il est très tard. Tu entres dans le wagon. Je suis assise. Nous ne nous connaissons pas. Nous sommes seuls.

Tu sembles revenir du travail. Tu es décoiffé et juste un peu sale. Face à moi, tu déboutonnes tes manches, puis le corps de ta chemise que tu enlèves et plis sous ton bras. Tu tends le cou d'un côté et te masses la nuque distraitement.

Ta journée semble avoir été dure.

Je t'observe.

Tu portes un t-shirt noir assez banal, mais sur toi, sur la largeur de tes épaules, sur le rebondis de tes pectoraux, le tissu se tend et met en valeur ta virile carrure.

Le métro prend de la vitesse, nous entrons dans un tunnel.

Nos regards se croisent. Je ne bronche pas. Au bout de quelques secondes, tu esquisses un sourire et regardes ailleurs, un peu embarassé.

Je fouille mon sac. Tu profites de ce moment pour m'observer plus attentivement. Mes seins semblent pesants à mon soutien-gorge. Tu voudrais bien les empoigner, les libérer de leurs bonnets pour les prendre en bouche.

Ta verge pulse légèrement.

Je trouve ce que je cherchais, et relève les yeux vers toi. Cette fois, amusé par mon audace, tu me fixes sans ciller.

Je retire le capuchon d'un tube de baume à lèvres et en déroule le bâton. Mon regard descend, se pose sur ta nuque, tes pectoraux, ton ventre, et ultimement sur ton sexe qui se dessine lentement.

J'ouvre la bouche à demi, sors bien mes lèvres pleines, et tout en fixant le renflement de ton denim, je les couvre de baume humide.

En comprenant mon manège, tu es parcouru d'un frisson d'adrénaline, et ta verge se fait lourde

Tu te sens exposé.

Ces lèvres, tu les imagines cerclant son gland, le suçotant doucement, avec un petit pointu de langue avide qui pique et qui fouille pour être abreuvé.

Tu gonfles de plus en plus, mais ton jean manque d'espace pour toute cette viande.

Ton réflexe premier est de déplacer ton membre pour qu'il puisse allonger le long de ta cuisse à son aise, mais tu n'oserais tout de même pas plonger une main dans ton pantalon.

Je mouille mon doigt de baume et le passe tranquillement de lèvre en lèvre.

Pour te soulager, tu tentes de bander tes muscles fessiers pour déplacer quelque peu ta braguette, mais rien à faire, le tissu est trop bien tendu.

Et je continue mon jeu, je continue à napper mes lèvres en fixant ton sexe.

Tu n'y tiens plus, tu déboutonnes le premier bouton de ton jean pour y glisser une main.

Je me lève.

Le wagon entre en station, mais celle-ci est pratiquement déserte.

Je te veux.

Je t'embrasse, je te mordille, je force ma langue dans ta bouche, et tu sens l'effluve tiède de ma chevelure, mes seins ronds contre ta poitrine, ma main te frictionnant l'entre-jambe, et un à un, les boutons de ton jean qui sautent.

Tu as de la difficulté à bien réaliser ce qui t'arrive.

J'écarte l'élastique de ton caleçon, et enfin, tu es libéré de la pression, tu t'étales de tout ton long.

Ta chemise tombe de ton bras qui ne la tient plus.

Je te donne un grand coup de langue aux lèvres comme un au revoir, un signe de départ, car je te quitte pour m'attaquer à ton gland violacé.

Tu gémis ton incrédulité.

Et tu es si solide que j'ai à peine besoin de te découvrir. Je te tiens, poings fermés, et je te lèche goulûment, comme une sucette, un gros bonbon sucré.

Tu gémis ton soulagement.

Après maintes lampées avides, j'attrape la base de ton membre pour en lisser la peau. Je change de cadence, faisant maintenant de longs aller-retours serrés. J'appuie le plat de ma langue sous ta verge aux veines saillantes, et je remonte jusqu'à ta couronne en t'enveloppant si bien que tu croirais pénétrer une étroite pucelle.

Je te suce, je t'aspire, je te mange, et à un certain moment, les sensations sont si fortes que tu te sens perdre pied. Tu recules d'un pas, et ton dos percute les portes closes, mais plutôt que de t'échapper, je m'ajuste parfaitement à ton mouvement.

Je suis gourmande, tenace, je t'ai, je te tiens.

Cette fois bien planté sur tes pieds, tu prends ma tête entre tes paumes, tu te cambres, tu te tends pour que je te gobe dans toute ta longueur.

Tu te sens énorme.

Tu te penches vers moi et plonge ta main dans mon col, contourne habilement le soutien gorge, et saisis un de mes seins, chaud et lourd dans ta paume. Mes mamelons sont tout petits, pâles et délicats, dressés sous tes doigts qui palpent et qui pincent.

Et tu te penches d'avantage pour relever mon chandail et exhiber ma poitrine, mais en te sentant te replier sur moi, j'avance ma tête entre tes jambes, et je te suce de plus belle, et tu sens mon front contre ton ventre, ma bouche dégoulinante de salive qui t'aspire, et tu restes un moment ainsi, replié, avalé, mais lorsque tu te relèves, tu ne gémis plus, tu ne parles plus, tu t'appuies sur les portes et t'abandonnes en te concentrant seulement sur mes lèvres, ma langue, mon souffle, qui vont et viennent et qui vont et qui viennent.

Je sens le relief de tes veines sous ma langue, je sens ton scrotum se raffermir, et tu gémis doucement, tu te sens monter, si dur, si gonflé, et j'accélère, je veux te boire, tu gémis encore, tu te sens si incroyablement compressé, et je bouge parfaitement bien, je bouge si bien que tu te perds, tu décolles, tu agrippes ma chevelure, tu t'enfonces au plus profond de ma gorge, et ça y est presque, ça y est presque, ça y est, ça y est tu jouis, tu exploses, tu râles et ton sperme chaud me coule sur la langue, me coule dans la gorge sans que je ne puisse rien y faire, car tu me tiens bien, tu me maintiens pour ne pas me laisser lâcher prise, pas maintenant, pas encore, pas alors que tu te vides, si bien, si bien, si bien...

Lorsque qu'enfin, tu me lâches, je m'affale dans un grand respir avec un long coulis de sperme et de salive que ton abus m'a empêché de retenir.

Tu glisses le long des portes, et tombes assis par terre, à sec, complètement à sec, la verge secouée de spasmes.

Je me lève, couvre mes seins, et souris.

16 commentaires:

J., Pédagogue-à-gogo a dit...

Y était temps.

Life Saveur a dit...

Oufff... ouin... ok.

Tu te tiens sur la ligne verte ou la orange ??

Hispong Elbayne a dit...

Melodie Nelson a de la compétition!

Silke a dit...

Ahh cetait beau. Et bon. Beau et bon.

La bête a dit...

J'devrais peut-être prendre le métro plus souvent... ;)

Sérieusement, bravo pour la non censure. Depuis le temps que tu en parles (et que tu effaces des billets après les avoir écrits). :)

Histoire intéressante en passant.

Stella a dit...

Une très bonne histoire ''cochonne''!!!
Sans blague, c'est bien écrit...Marie Gray aura de la compétition! ;)

Catherine a dit...

C'est fou comme ce que tu peux écrire peut nous tenir en haleine jusqu'au dernier mot.
Wow !!

Mephisto a dit...

Oh my god...Bandant...J'ai hâte te prendre le métro demain...peut-être qu'une autre blogueuze rêvera que je lui serve une bonne crème de membre...

La Shirley a dit...

ah le travailleur en fin de journée ... mmmmmmmmmmmmm

J-F a dit...

Excellente Histoire qui en fait surement saliver plus d'un. Un fantasme de gars racconter par une fille. Laches pas et ecrit en d'autre !

Crachapelle! a dit...

Aaaaaaaaaaaaarkkkk t'as écrit SCROTUM

Anonyme a dit...

Damn... sa vient de me couter un érection assis à coté de ma mère haha

Maxime DeBleu a dit...

Je comprends pas.
Qu'est-ce que la madame fait au monsieur?

Nico Las a dit...

Si la vie était comme ça, on aurait pas besoin d'une carte visa.

elie a dit...

magnifique! j'adore ta facon d'écrire, on en veux plus de comme sa!

Patrick a dit...

Hum, ça donne envie de t'envoyer du texte aussi solide.

Joli(e).