25 mai 2010

C'est fait. Je lui ai parlé de lui.

Il m'a dit des choses belles. Que j'avais été bonne pour lui, que j'avais été sa boîte à surprise, son soleil dans une période noire de sa vie. Je lui ai dit qu'il n'avait pas à être déçu, que la balle avait été dans son camp une éternité, et qu'il avait fait le choix de ne pas la saisir.

Il était triste. J'ai pleuré. Mais j'ai ri. Et j'ai pleuré encore. On s'est rappelés du beau, et il y en avait beaucoup. Il m'a dit qu'il n'avait jamais vibré aussi fort avec quelqu'un. Jamais.

Puis il m'a posé des questions sur lui, l'autre, des questions auxquelles il ne voulait pas de réponses.

On s'est dit qu'on se reverrait autrement, que je devais être heureuse, et que c'était mieux comme ça, au fond.

Il m'a appelé un taxi qu'il a payé, et je suis rentrée.

C'est une page. Une page qui s'envole.

2 commentaires:

Einna Forel a dit...

Il y a des moments étranges...comme quand on lit des mots que l'on a soi-même dit, ailleurs, avec quelqu'un d'autre. C'est comme entrer dans une intime 4ème dimension. Comme regarder jouer une scène et penser "merde, mais c'est moi, ça !"
Je suis tombée chez vous en suivant le dédale de mes errances de surfeuse insomniaque. J'ai envie de revenir, lire.

Le vulgairisateur a dit...

C'est triste :(